Dossier: Terminal méthanier
La fin d'Énergie Cacouna
28 nov. 2009
Les promoteurs du projet Énergie Cacouna, TransCanada et Suncor Énergie (société issue de la fusion avec Petro-Canada), ont décidé de ne pas prolonger l’option de location du site du projet Cacouna. Comme nous l’avons expliqué plus tôt cette année, le projet a été mis en attente en raison des conditions économiques mondiales et du marché de l’offre et de la demande du gaz naturel. Nous croyons que les conditions ne sont pas susceptibles de changer de façon marquée à court terme.
Cacouna demeure une option pour un futur terminal de gaz naturel liquifié (GNL), mais la conjoncture actuelle ne favorise aucune activité à court terme. Nous apprécions énormément l’appui que nous a accordé la collectivité locale et regrettons que les conditions ne nous permettent pas de construire le terminal pour le moment.

Le 01 septembre 04, l'annonce d'un important projet pour la construction et d'exploitation d'un terminal pour l'importation de gaz naturel liquéfié (GNL) fut dévoilée. TransCanada et Petro-Canada, deux des plus importantes sociétés énergétiques du Canada, se sont associées dans un projet conjoint appelé Énergie Cacouna
Cette annonce ne fait pas que des heureux qui voient en ce projet des retombés économique important ainsi que la création de quelques emplois pour la région. Ceux qui favorisent l'écologie, la qualité de vie ainsi que la préservation du cachet paisible et pittoresque de la communautée sont très inquiets pour ce que l'avenir réserve.
Vision Cacouna est un regroupement de citoyens s'opposant au projer de port méthanier proposé par Energie Cacouna.
Le Comité pour le OUI est un regroupement de citoyens qui trouve en ce projet "une solution pour l'avenir".
Résultat du référendum sur le sujet par les citoyens du village tenu le 25 septembre 2005:
Êtes-vous en faveur de l'implantation d'un terminal méthanier à Gros-Cacouna?
OUI: 57,2% et NON 42,8%

Fermeture des bureaux d'Énergie Cacouna
Source: Journal Info-Dimanche
4 novembre 2008
C’est maintenant officiel, l’impossibilité de s’entendre avec Gazprom, l’augmentation des coûts de construction et la présente crise financière forcent Énergie Cacouna à fermer ses bureaux de Cacouna. Une fermeture que l’on décrit chez Énergie Cacouna comme temporaire.
Dans le communiqué de presse émis mardi, le directeur de projet Bob Eadie a tenu à se faire rassurant. « Le projet n’est pas annulé. Nous nous attendons à ce que les conditions de l’approvisionnement en GNL sur le marché mondial s’améliorent et nous permettent d’aller de l’avant avec le projet. Les partenaires, Petro-Canada et TransCanada, continuent de croire que l’emplacement choisi convient très bien à une future installation d’importation de GNL », peut-on y lire.
Si le bureau de Cacouna est fermé, le projet Énergie Cacouna continuera, mais à partir d’autres bureaux, notamment les bureaux de Petro-Canada à Londres. Les deux entreprises, Petro-Canada et Trans-Canada, ont leurs sièges sociaux à Calgary d’où seront aussi transigées les opérations d’Énergie Cacouna. Avec l’argent déjà investi, soit plus de 30 millions de dollars, il n’est pas étonnant que les promoteurs tentent de récupérer leur investissement.
« La présente crise financière rend aussi les pourparlers avec la Russie, qui est durement frappée par cette dernière, très difficiles. De plus, les tensions sur les coûts d’investissement et la capacité excédentaire de regazéification nord-américaine ont aussi mis un frein à la réalisation du projet », raconte la coordonnatrice des relations avec la communauté pour Énergie Cacouna, Raymonde Alary.
La réactivation possible des bureaux pourrait s’effectuer dans un délai très rapide. Toutefois, il reste des incertitudes au sujet des études déjà effectuées. « Dans le cas des études d’impact sur l’environnement, si le projet est réactivé à courte échéance, il ne devrait pas y avoir de problème. Si on dépasse un an, il devra certainement y avoir un addendum apporté aux différents documents », ajoute Mme Alary.
D’ici là, trois personnes ont quitté et Mme Alary, la seule personne encore présente à Cacouna, terminera son contrat le 31 décembre prochain.
La construction du terminal méthanier est donc repoussée jusqu’aux calendes grecques.

L'accostage des millions à Cacouna
viaub, Mercredi, Juillet 19, 2006 - 13:17
Source: CMAQ
Il y a un mois, en juin 2006, se terminaient à Rivière-du-Loup les audiences du bureau de l’environnement, le BAPE sur le projet de port méthanier de Cacouna. La population est bien plus divisée qu’on le laisse croire. En gros, on est pour le port méthanier si on pense à l’argent qu’on pourrait recevoir ou gagner et on est contre le projet si on pense en termes d’environnement ; éternel dilemme du monde moderne. La bonne question est : « À quelle distance d’un port méthanier seriez-vous prêt à vivre? » Le plus loin possible serait la réponse d’un père de famille juste et raisonnable pour reprendre une expression du code civil.
Un des points les plus décriés du projet, et avec raison, est que le tracé du gazoduc soit absent des discussions aux audiences du BAPE. Il existe pourtant un principe de droit à l’effet que l’accessoire suive le principal, bref qu’on ne puisse considérer comme un accessoire ce qui est essentiel. Le gazoduc n’a rien d’accessoire dans le cas d’un port méthanier, et on pourrait donc avancer juridiquement que le projet d’Énergie Cacouna est irrecevable sans gazoduc.
Les jeux semblent faits d’avance ; un élu municipal a même affirmé que le port méthanier de Cacouna serait construit même si les citoyens n’en voulaient pas. Seule l’ampleur de la manne de taxes municipales permet d’apprécier la danse des élus aux tables de concertation car on parle ici de près de 7 millions annuellement. Les politiciens sont déjà favorables, avant même le dépôt du rapport du BAPE en septembre 2006. La question reste à savoir qui finance, cette fois, la campagne d’un OUI si clair. La documentation déposée par le promoteur fait plus d’un mètre de hauteur dans les bibliothèques. Comment s’opposer efficacement.
Énergie Cacouna et le gouvernement actuel déclarent qu’il nous faut diversifier les sources d’énergie pour le Québec de demain. Verbiage de vendeur ! Il y a deux ans à peine, l’approvisionnement en gaz naturel était amplement suffisant pour le projet de la centrale du Suroît mais maintenant le Québec devrait importer du gaz naturel de Russie ? La vérité est beaucoup plus simple, les États-Unis consomment 25% du gaz naturel de la planète et le port de Cacouna servira de porte d’entrée pour les pipelines américains. Ce gaz naturel sera vendu aux industries américaines pour le plus grand profit des deux multinationales.
L’opposition ferme des citoyens de la Nouvelle-Angleterre a, en quelques mois, fermé les portes à sept projets de port méthaniers. C’est alors que le gouverneur du Rhode Island a proposé ce que l’industrie espérait secrètement, essayer de les faire approuver par les Canadiens. Le Québec n’a aucunement besoin d’un port méthanier, c’est de la propagande pure et simple pour faire accepter le projet par la population.
On nous parle des retombées économiques. Plus de trois cents emplois durant la construction, une trentaine après. Soyons réalistes, il s’agira probablement d’une vingtaine d’emplois subalternes, peu de choses et moins d’emplois permanents qu’au McDonald. Le port méthanier attirera des industries satellites dans un futur proche, nous jure-t-on. Justement, les ports méthaniers du monde s’entourent de zones industrielles parmi les plus polluantes de la planète. Les voulons-nous vraiment dans cette région pittoresque et touristique du Québec ?
En 1894 le président américain se proposait d’acheter les dernières terres indiennes. La réponse de Seattle, le chef « sauvage » d’alors aurait dû être déposée aux audiences du BAPE en juin 2006 à Cacouna par la nation malécite gardienne des traditions ancestrales.
Nous savons bien que l'homme blanc ne comprend pas notre façon de voir. Un coin de terre, pour lui, en vaut un autre. Il prive ses enfants de la terre et cela lui est égal. Il traite la terre et le ciel, comme des choses qu'on peut acheter, piller et vendre. L'homme blanc ne semble pas faire attention à l'air qu’il respire. Vous devez vous rappeler que l'air nous est infiniment précieux. Je suis un sauvage et je ne comprends pas une autre façon de vivre. J'ai vu des milliers de bisons qui pourrissaient dans la prairie, laissés là par l'homme qui les avait tués d'un train qui passait. Si toutes les bêtes disparaissaient, l'homme mourrait solitaire, car ce qui arrive aux bêtes bientôt arrivera à l'homme. Toutes les choses sont reliées entre elles.
Est-il vraiment souhaitable pour le Québec de s’engager dans un projet tel que celui du port méthanier que ce soit Cacouna ou Rabaska pour alimenter des centrales au gaz alors que nous avons, collectivement, pris position en faveur du protocole de Kyoto ? Il s’agit bien plus que de notre environnement, il s’agit de l’environnement de nos enfants car dans trente ans, les promoteurs et les décideurs de ce projet seront presque tous en centre d’hébergement ou au cimetière. Il nous faut donc voir le projet de Cacouna avec les yeux de l’enfant qui, dans trente ans, vivra avec les conséquences de nos décisions. Nous semons aujourd’hui le germe d’un parc d’industries chimiques polluantes dans la région.
Nous nous opposons à ce projet de port méthanier parce que nous désirons un développement économique plus durable pour le Bas Saint-Laurent, aussi parce que nous nous sentons responsables face aux générations futures. Quel avenir voulez-vous offrir à vos enfants et à vos petits-enfants ? Un parc d’industries chimiques dangereuses ?

Lettre à energie cacouna
Votre réponse est bien jolie dans la mesure où vous ne considérez que la création d'emplois et les futurs bénéfices qui vous tomberont dessus. Pour ma part, je trouve inconcevable et irrationnel de promouvoir votre projet. Vous trouverez, sans aucun doute, la meilleure façon d'endormir ceux qui doutent de la viabilité de votre projet et des réels bénéfices à la société civile de cette région. Pour ceux qui vous connaissent, nous endormir par vos propos représentera pour vous une tâche herculéenne. À moins de vous prendre sérieusement pour un dieu, vous baignez dans l'illusion.
Où vont passer vos pipelines ? La loi du moindre effort et de l'économie financière ne vous porteront certainement pas à les enfouir par souci d'esthétique de la municipalité... Dans la cour de qui passeront vos tuyaux vers Lévis, s'ils sont terrestres ?
Dans le cas où votre pipeline serait sous-marin, pour ne pas incommoder les propriétaires de terres, ce n'est pas un choix plus valide, car il y aura des conséquences écologiques sur un système déjà en piteux état. Avoir l'approbation d'un ministère aussi douteux que celui de l'environnement, du fait qu'il dépend financièrement d'un gouvernement que l'industrie contrôle, n'est pas un gage de salubrité.
Vous trouvez fantastique de créer 50 emplois réguliers en scrapant la vie de toute une population sous prétexte que, durant deux ou trois ans, des milliers travailleront temporairement à votre grand projet ? Il faut se contenter de peu et aimer la misère pour adhérer à de telles propositions !
Mettez-vous réellement au courant la population sur les dangers que présente votre entreprise ? Vont-ils eux aussi se voir remettre un plan d'évacuation d'urgence de la ville entière en cas de pépin... avant l'approbation de votre projet ? Seront-ils mis au courant des produits chimiques qui circuleront par train dans leur municipalité, pour vous approvisionner ? Comme à Varennes, quels seront les pouvoirs et recours de la population devant l'évacuation massive de vos contaminants la nuit, afin d'éviter de vous voir imposer des amandes justifiées ? Aurez-vous aussi une grande cheminée qui crachera, la nuit, un feu plus grand que le soleil dans le ciel ne le fait le jour ? Serez-vous construit sur les mêmes bases architecturales que la cochonnerie de Pétromont que nous avons à Varennes ?
Je suppose que vous tenez le même discours qu'Alcan, Sidbec, Abitibi Consol, et l'incinérateur de Belledune, vous êtes une merveilleuse entreprise propre, respectueuse de l'environnement et des citoyens des villes où vous vous implantez ? Joueur de violon spécialisé dans l'art du sommeil profond.
À combien se montent vos profits annuels ?
Je serais déjà plus rassuré pour les gens de Cacouna, si vous mettiez en fiducie les sommes nécessaires au rétablissement de la ville, de la décontamination des sols, de l'environnement que vous aurez affecté et du démantèlement de vos infrastructures, pour le jour ou, vous fermerez vos portes faute de rentabilité. Vous feriez preuve ainsi d'une réelle conscience et d'un réel respect des autres, ceux qui ne travailleront pas pour vous, mais qui subiront sans dire un mot. Mais il serait illusoire de croire que 300 000 000.00$ mis en fiducie pour réaliser votre projet serait accueilli de votre part à bras ouvert. Vos entreprises n'invertissent même pas sérieusement pour modifier leurs fonctionnements de manière à éviter la contamination que causent vos productions. Ce ne serait pas rentable pour vous... juste pour les autres.
Alors, il reste à savoir pour qui ce projet est rentable. Seulement 50 personnes et bien évidemment Pétromont ?Mille personnes temporairement et Pétromont ? Toute la communauté prise avec un monstre dans leur ville ?
Il faut dire que votre jeu est facile, du fait que, souvent, la seule conscience que démontrent les gens est régie par l'appât du gain, le gros char et le cinéma maison. Éveiller les consciences et faire raisonner à la viabilité des choses est un travail beaucoup plus ardu. L'histoire le démontre, on répète toujours les mêmes erreurs, comme des bêtes sans tête. Devant votre puissance, on ne peut souvent que s'incliner, vaincu par l'argent au lieu de la raison.
Guillaume Audet

Il faut faire attention dans ces projets d'envergures comme celui qui nous interresse présentement. Ces projets peuvent tuer le cachet fabuleux d'un village , Cacouna par exemple . D' un côté , il y a les attraits touristiques en mode ces dernières années concernant la nature comme le sîte ornithologique , la piste verte ( piste cyclable du Québec ), Les plus beaux couchers de soleil du monde s'obersevent de ce petit village, qui depuis 2000 fait partie de l'Association des plus beaux villages du Québec.
Les maisons ancèstrales, les maisons de prestiges, l'église nommé historique, la communauté Malécites. À voir la valeur des maisons et la vente rapide de ces dernières, c'est un signe que Cacouna est en très bonne santé. Il faudrait voir , à court et à long terme, quel impact ce projet aurait sur tout cela .
L'île Verte est de plus en plus convoité, non pas pour un gros projet qui s'y est installé, mais bien pourson cachet unique. Je n'aimerais tellement pas voir Cacouna perdre son identité pour quelques promesses, qui, dans le fond pourraient tuer le coeur de ce village à la longue.
Une cicatrice dans un paysage est là pour y demeurer toujours.
Bruno Morin

Séance d'information au sujet de l'implantation d'un terminal méthanier. J'en suis sortie très sceptique. Senteur: aucune - bruit: selon les normes - pollution: selon les normes - expropriation: aucune - zone de sécurité: tout est parfait même avec cogénération avec Hydro. Fini notre beau village touristique, plein de charme, de tranquillité avec pleine de bonnes senteurs.
Si obligatoire il y a d'implanter ce terminal, il existe sûrement des endroits dont les habitations sont situées à plus de kilomètres comme c'est le cas à Cacouna. Est-ce que lorsqu'il est question de gros sous, l'humain n'existe plus?? Devons nous multiplier les problèmes environnementaux qui affectent grandement la santé? pollution, produits chimiques, gaz à effet de serre etc...
J'espère que les gens de Cacouna vont se mobiliser et refuser l'arrivée de cette technologie destructrice de notre si beau site.
B. R.
Cacouna

Bonjour,
Si je vous écris aujourd'hui, c'est pour faire part de mon opinion envers le gros projet de gaz naturel à Cacouna. Premièrement, je peux comprendre les gens qui ont peurs de perdre la beauté naturelle de Cacouna. Je suis natif de L'Isle-Verte, mais j'ai du sortir de mon village pour trouver de l'emploi dans les grandes villes. Je pense qu'un projet de cette envergure pourrait apporter beaucoup d'emplois ainsi que d'énorme retomber économique pour Cacouna et la région. Par exemple: une taxe municipale de 300 millions par année, 1 000 emplois sur 5 ans dans le domaine de la construction, 70 emplois à temps plein et en n'oubliant pas tout se que cela va apporter à nos petites entreprises. (Restaurants, hôtels, épiceries) et tous les gens qui viendront travailler à Cacouna auront besoin d'une place pour rester.
Finalement, je crois que Cacouna de devrait pas passer à côté de cette chanceénorme, car si ce n'est cette municipalité qui en profite malheureusement, se sera tout simplement une autre. Et pour ceux qui son contre penser à l'avenir de vos enfants qui pourront travailler dans la région et ne pas être obligé de s'exiler dans les grandes monopoles.
Merci
Francis Dumont
Trois-Rivières

Bonjour,
Voici mon commentaire sur le projet de terminal méthanier Énergie Cacouna.
J'ai peur.
Peur de voir une si grosse usine dans le si beau paysage de Cacouna. Peur d'avoir une usine de cogénération dans ma région. Peur de l'expansion que ce projet prendra lorsque les promoteurs verront à quel point c'est payant de vendre aux USA. Peur qu'un accident cause des dommages à des kilomètres à la ronde.
Nous entendons souvent les promoteurs répéter que ce n'est pas dangereux, que ce ne sera pas bruyant, et nous vanter que les bons côtés. J'ai surfé sur le Web, j'ai découvert une foule de renseignements. J'ai aussi regardé ce qui se passe à Lévis. il y a une étude que la coalition d'opposants a commandé, de James Fay. On parle de 7 km de zone d'impact dans ce rapport...
Ça fait vraiment peur...
Isabelle Jobin

Bonjour ,
Voici mon commentaire à propos de ce port:
Je ne comprends pas pourquoi les dirigeants de cette paroisse se soient battus pour
avoir ce projet. L'odeur, parlez-en à ceux qui vivent près de ces réservoirs à St-Romuald ! il y a de quoi pour perdre son odorat et le goût de cette odeur te reste dans la bouche!
Il y a un marais, un des derniers marais du Québec, la faune dit " il faut protéger
nos marais, c'est important " il y a même eu des publicités pour nous sensibiliser à
ce sujet à la télévision ! en tout cas, celui-ci va disparaître pour de bon, et la vue, ceux qui possèdent des chalets au bord de l'eau ainsi que ceux qui paient une fortune justement pour avoir une belle vue sur le fleuve, que vont-ils voir maintenant? des gigantesque réservoirs puants, sans parler du bruit qui va régner jour et nuit! vive la pollution visuelle et auditive et environnementale ( vous ne me ferez pas croire qu'il n'y aura pas quelques nappes d'huile à bateau ou de fuel qui va apparaître souvent sur l'eau, tout autour du port )!!! félicitations à nos
dirigeants pour cette brillante idée!!! on peut dire qu'ils se sont graissés la
patte!
Pour l'emploi, parlons-en: ils ne vont embaucher personne ici, personne n'est
qualifier dans ce domaine! ce sont tous des gens de l'extérieur qui vont venir nous
rire sous le nez! ce ne sont pas eux présentement qui paient les taxes, c'est
nous!!!!!!
j'arrête-là car j'en aurais des pages à dire !
Patricia D.

le 13 juin 06
Madame,
Monsieur,
Je m'inquiète sincèrement de toute l'opposition qui se place face à ce
projet. Après avoir visionné légèrement le site web, je crois que les
commentaires négatifs sont trop présents. Les choses doivent être
redressées.
Je suis étudiant en Génie Mécanique et je proviens de Pohénégamook. J'ai
fait mes études collégiales à Rivière-du-Loup. Je suis présentement à
Québec, mais je souhaite sincèrement et du plus profond de mon coeur de
revenir dans mon petit coin de pays dès la fin de mes études universitaires.
Est-ce que vous savez combien d'emplois sont disponibles dans la région??
Le projet de port méthanier ne doit pas être considéré si négativement.
Bien sûr que des conséquences peuvent survenir quant aux beaux paysages de la
région. Par contre, les avantages sont souvent oubliés par tous ceux qui se
plaignent de perdre leur petite nature. Parlez de tourisme... Est-ce que vous
êtes conscients des retombées économiques du tourisme sur la région? Le
tourisme ne dure que deux ou trois mois dans l'année et n'est pas si lucratif.
Combien de gens quittent l'île de Montréal pour venir au Bas-St-Laurent??
Il serait de loin préférable de développer une économie durable. Cette
durabilité passe inévitablement par des projets de ce genre. C'est le
développement économique de la région qui est primordiale à cet instant.
Avez-vous déjà entendu parlé de l'exode rural des jeunes? Il est impossible,
lorsque les jeunes avancent en étude, de revenir en région pour avoir du
travail. C'est aujourd'hui impossible. Par contre, avec de tels projets, ce
n'est pas irréversible. Un projet similaire s'initialise à Lévis. Ne faites
pas l'erreur de laisser tous les contrats de distribution à Lévis. Vous vous
ferez encore damner le pion.
Un projet comme celui-là permet de faire tourner l'économie locale. Les jeunes
peuvent trouver un emploi des les régions qu'ils aiment. Ayant fait des études
supérieures, ces jeunes ont de bons salaires à dépenser au sein même de la
région. C'est eux qui achètent à l'épicerie locale, au dépanneur. C'est
eux qui font réparer leur voiture au garage du coin. C'est eux qui auront à
leur tour des enfants qui fréquenteront les petites écoles. C'est eux qui
sauveront la région de la dénatalité.
De grâce!!, ne soyez pas si pessimiste!! C'est grâce à des projets similaires
que la région peut être sauvée. Il suffit souvent que d'un premier projet
pour que d'autres viennent et viennent.
Donnez un souffle à ce projet!! Il mérite de vivre...
Steve Michaud

Le gazoduc entre St-Nicolas et Gros-Cacouna sur la glace
Pierre Couture
Le Soleil, Québec
Le jeudi 26 mars 2008
Pas de gaz, pas de gazoduc. Le projet de construire un pipeline de 250 kilomètres entre Saint-Nicolas à Gros-Cacouna vient d’être mis sur la glace par Gazoduc TransQuébec & Maritimes.
«On met le projet en arrêt», a indiqué hier le porte-parole de Gazoduc TQM, Philippe Batami.
À la demande des promoteurs d’Énergie Cacouna, Gazoduc TQM prévoyait dépenser 400 millions $ pour la construction d’un gazoduc et 350 millions $ pour augmenter la capacité de transport de son réseau qui s’étend sur 570 kilomètres en sol québécois.
Mais voilà. Avant de faire construire un pipeline de 250 km, les promoteurs d’Énergie Cacouna, de Petro-Canada et de TransCanada, préfèrent d’abord s’assurer d’un approvisionnement en gaz naturel pour leur port méthanier de Gros-Cacouna.
«On veut être transparent, a souligné hier le porte-parole de Petro-Canada, Andrew Pelletier. On veut être certain d’avoir du gaz naturel avant de faire construire un gazoduc.»
Faute d’approvisionnement, Petro-Canada et TransCanada ont reporté la construction de leur terminal de gaz naturel liquéfié à une date indéterminée. Initialement, la mise en service du terminal d’un milliard de dollars était prévue pour 2011.
Gazprom
Petro-Canada soutient d’ailleurs toujours discuter avec le géant russe Gazprom, premier producteur mondial de gaz naturel, en vue d’alimenter son port méthanier de Gros-Cacouna. «On a toujours une équipe de 20 personnes qui travaillent sur ce dossier dans nos bureaux de Calgary. On a aussi des gens à Moscou», a signalé M. Pelletier.
Cependant, chez Petro-Canada, on ne parle plus d’une mise en service du terminal méthanier en 2011, mais plutôt en 2014. «Une fois que nos approvisionnements vont être assurés, on va repartir la machine. C’est la façon intelligente de gérer ce dossier», a fait savoir le porte-parole de la pétrolière.
Ce dernier avance que d’ici quelques années, les prix du gaz naturel devraient s’arrimer à la demande mondiale. «On s’en va vers un prix unique tout comme on peut l’observer pour un baril de pétrole actuellement.»
Pour l’heure, les 1000 pieds cubes de gaz naturel se vendent en Amérique du Nord autour des 9,50 $US alors qu’en Europe et au Japon, la même quantité peut facilement trouver preneur pour le double et parfois le triple de
ce prix.

Gazprom a un faible pour Petro-Canada
Pierre Couture
Le Soleil, Québec
Le jeudi 13 mars 2008
Le derby en vue d’obtenir du gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de Russie est loin d’être terminé. La société Gazprom soutient avoir un faible pour Petro-Canada.
Dans un entretien exclusif accordé de Moscou au Soleil, le porte-parole de Gazprom en Russie, Sergey Kupriyanov, a tenu de bons mots pour la pétrolière de Calgary. «Comme vous le savez, nous avons travaillé en partenariat avec eux dans le cadre du projet de la mer Baltique. Les relations que nous avons développées avec Petro-Canada nous donnent un très bon aperçu du marché nord-américain.»
Le mois dernier, Gazprom a fait savoir qu’il abandonnait l’idée de construire une usine de liquéfaction de 3,5 milliards $ près de Saint-Pétersbourg, sur la mer Baltique.
Petro-Canada misait beaucoup sur ce projet pour alimenter dès 2011 en GNL son port méthanier de Gros-Cacouna.
Depuis, Gazprom s’est tourné vers le gisement de Shtokman, sur la mer de Barents, dont les réserves de gaz naturel sont évaluées à plus de 3800 milliards de mètres cubes. Les premières livraisons de gaz sont prévues pour 2014.
Dans Shtokman, les sociétés Total (France) et StatOilHydro (Norvège) détiennent 49 % des parts dans la Shtokman Development Company, une société appartenant à 51 % à Gazprom. Cette société dirige la première phase de travaux de développement de cet immense champ gazier, dont les coûts sont estimés à plus de 10 milliards $US.
Au cours des prochaines années, Gazprom et ses partenaires prévoient construire une usine de liquéfaction de gaz naturel.
Pas de négos
Le producteur russe assure qu’il est actuellement prématuré de dire qui de Gaz Métro (Rabaska) ou de Petro-Canada (Gros-Cacouna) aura du gaz naturel pour faire tourner son port méthanier en 2014. «Ce qui est important, pour nous, c’est de démarrer d’abord la production de gaz naturel ici à Shtokman, ensuite il s’agira pour nous de trouver les bons partenaires en Amérique du Nord.»
Gazprom a d’ailleurs tenu à rectifier les propos tenus par l’ambassadeur de la Russie au Canada, Georgiy Mamedov, le mois dernier à Montréal. Le diplomate russe a avancé qu’il y aurait du GNL pour Gaz Métro, coupant ainsi les aspirations de Petro-Canada d’obtenir du gaz russe pour son projet de terminal à Gros-Cacouna.
«Ce n’est pas vrai puisque nous n’avons pas encore débuté nos négociations en vue d’alimenter en gaz naturel le marché nord-américain, a souligné le porte-parole de Gazprom. Il est donc prématuré de penser à une entente avec des partenaires en Amérique du Nord.»
Quant à une participation éventuelle de Gazprom dans un projet de port méthanier en Amérique du Nord, tout reste à faire. «On regarde les opportunités pour développer ce marché. Nous n’avons d’obligations envers personne. Comme je l’ai dit, il n’y a pas de négociations en place. On ne peut donc prétendre à ce moment-ci à une participation dans un projet ou un autre.»
Rappelons que Petro-Canada (Énergie Cacouna) et Gaz Métro (Rabaska) disent toujours négocier avec le géant russe pour alimenter au cours des 30 prochaines années leurs terminaux québécois en gaz naturel liquéfié.
À Gros-Cacouna, Énergie Cacouna (Petro-Canada et TransCanada) espère exploiter un terminal méthanier dès 2014.
À Lévis, les promoteurs du projet Rabaska, un consortium formé de Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge, prévoient toujours mettre en service en 2011 un port méthanier de 840 millions $, et ce, même si aucun contrat d’approvisionnement n’a été signé à ce jour.

Le projet de Gros-Cacouna mis sur la glace
Pierre Couture et Marc Larouche
Source: Le Soleil, Québec et Cacouna
11 févtier 2008
«Ce projet était pour nous une possibilité, mais à ce stade-ci, ça n’ira pas de l’avant», a fait savoir hier le grand patron de Petro-Canada, Ron Brenneman, lors d’une conférence sur l’énergie à Vail, au Colorado.
Jeudi, le producteur de gaz naturel russe Gazprom a fait savoir qu’il abandonnait l’idée de construire une usine de liquéfaction de 3,5 milliards $ près de Saint-Pétersbourg, sur la mer Baltique. La raison? Pas assez rentable.
Or, tant Petro-Canada (Énergie Cacouna) que Gaz Métro (Rabaska) avaient laissé entendre qu’ils négociaient avec le géant russe pour alimenter au cours des 30 prochaines années leurs terminaux québécois en gaz naturel liquéfié (GNL).
À Gros-Cacouna, Énergie Cacouna espérait exploiter dès 2011 son terminal méthanier. À Lévis, les promoteurs du projet Rabaska, un consortium formé de Gaz Métro, de Gaz de France et d’Enbridge, prévoient toujours mettre en service en 2011 un port méthanier de 840 millions $, et ce, même si aucun contrat d’approvisionnement a été signé à ce jour.
Le consortium d’Énergie Cacouna, formé de Petro-Canada et de TransCanada, soutient toutefois que le projet de Gros-Cacouna n’est pas mort et enterré. «Toutes les fenêtres demeurent ouvertes. Ça pourrait aller en 2014», a souligné le porte-parole Andrew Pelletier.
Petro-Canada, qui vient de trouver d’importantes quantités de gaz naturel à Trinidad-et-Tobago, pourrait construire à grands frais une usine de liquéfaction dans les Caraïbes.
Reste que les chances de voir se réaliser à court terme ces projets au Québec sont très minimes, estiment des experts. «Plus que jamais, sans contrats d’approvisionnement, ces deux projets sont des éléphants blancs», a indiqué hier l’analyste Daniel Shteyn, de Valeurs mobilières Desjardins (VMD).
«Avec la décision de Gazprom, il serait très surprenant de voir ces projets-là aller de l’avant dans un avenir rapproché», a formulé de son côté le professeur en économie de l’Université Laval et spécialiste des questions énergétiques, Jean-Thomas Bernard.
Selon ce dernier, les stocks de GNL vont demeurer très serrés d’ici 2012. En forte explosion, la demande mondiale pour le GNL force d’ailleurs certains promoteurs à payer des prix excessifs pour s’assurer une priorité d’exportation de gaz liquéfié.
Selon le Cambridge Energy Research Associates (CERA), plusieurs projets de ports méthaniers en Amérique du Nord ne pourront d’ailleurs être construits, faute de contrats d’approvisionnement bon marché en gaz naturel.
Le CERA avance que les 70 projets de ports méthaniers annoncés à ce jour en Amérique du Nord pourront stocker 73 milliards de pieds cubes de gaz liquéfié par jour, alors que les approvisionnements disponibles en 2012 ne seront que de 50 milliards de pieds cubes.
Pour ces raisons, l’analyste Daniel Shtney croit qu’un seul des deux projets de ports méthaniers annoncés verra le jour au Québec. «Même dans le futur, le risque de ne pas obtenir du gaz naturel liquéfié demeure encore élevé», laisse-t-il entendre.
Le professeur Bernard ajoute que l’explosion des coûts des matériaux et de la main-d’œuvre et la faible progression des prix du gaz en Amérique du Nord ont maintenant un impact direct sur la rentabilité des projets.
Le milieu économique estomaqué
Le milieu économique a été estomaqué d’apprendre par Le Soleil, vendredi, la mise en veilleuse du projet de port méthanier et son report possible jusqu’en 2015. La directrice général du Centre local de développement de Rivière-du-Loup, Marie-Josée Huot, ne voulait tout simplement pas y croire.
«Écoutez, c’est trois ans de plus que le report annoncé cet automne. Ça n’a pas de sens. Énergie Cacouna nous informe toujours des développements et nous n’avons eu aucune information de ce type. Mais si ce que vous me dites est vrai, pour moi, cela signifie que nous devons tout recommencer à zéro», dit-elle, s’en remettant au fameux plan B dont personne ne semble connaître la teneur.
«En termes de planification, ça change vraiment tout : 2015, ce n’est pas loin, c’est très loin ! Nous avons une concertation régionale en ce qui a trait à la maximisation des retombées, tous sont prêts à agir, nous connaissons les entreprises susceptibles de soumissionner, l’étude technique de notre projet de récupération du froid est complétée et les appels d’offres doivent être lancés dans trois semaines. Nous avions réalisé un vaste sondage sur l’hébergement qui, si c’est bien remis en 2015, ne sera plus à jour. Tout sera à recommencer. Mais je vous répète que je continue à être sceptique à l’information que vous me transmettez. Le président de Petro-Canada a probablement simplement dit autrement la même chose que ce que l’on a entendu hier.»
Le maire de Cacouna, Jacques Michaud, n’y croyait pas non plus. «J’ai parlé aux gens d’Énergie Cacouna ce matin (hier) et on me disait qu’ils devaient évaluer l’impact de la situation et voir s’il était possible de passer au plan B. Mais de là à ce que le projet de Cacouna soit mis au rancart, je ne le crois pas. Écoutez, ce n’est pas parce qu’il y a un os dans la soupe qu’on doit la jeter.»
«C’est ni plus ni moins que le jour de la marmotte», lance le directeur général de la Chambre de commerce, M. Pierre Levesque. «Il est en train de se passer la même chose que dans les années 1980. Un projet similaire de port méthanier avait alors été abandonné, après avoir obtenu toutes les autorisations requises, même le BAPE, encore pour une question d’approvisionnement en gaz», dit-il, déçu qu’Énergie-Cacouna n’ait pas prévenu les acteurs régionaux au dossier.
«Nous avons tous travaillé ensemble à ce projet, à son acceptation sociale et nos efforts avaient porté fruit, puisque même la population et les gens d’affaires étaient maintenant derrière nous. Lorsque le projet a été approuvé par le BAPE, le porte-
parole de Trans-Canada M. John Van Der Put (maintenant promu à d’autres fonctions), disait que l’on avait gagné la saison, mais pas les séries. Tout indique qu’il avait raison.»

Des oiseaux et du gaz liquéfié
Reportage de Claude Beaudin
Radio Canada, vendredi 04 jan. 08
Le maire de Cacouna, Jacques Michaud, a l'intention de poursuivre ses démarches pour mettre en valeur le marais de Gros-Cacouna, l'un des meilleurs endroits dans la province pour observer les oiseaux.
Il souhaite qu'Énergie Cacouna, qui prévoit construire un terminal méthanier, participe financièrement au projet. M. Michaud précise qu'un centre d'interprétation sur les oiseaux et le gaz naturel liquéfié serait aménagé.
Des passerelles surélevées et un observatoire couvert au sommet de la montagne sont aussi prévus.
Le Service canadien de la faune, Parc Bas-Saint-Laurent et des ornithologues de la région sont également impliqués dans le projet.

Port méthanier de Cacouna: le CLD veut récupérer le froid
Marc Larouche
Source: Le Soleil
Collaboration spéciale
Rivière-du-Loup, 26 octobre 2007
Le Centre local de développement (CLD) de la MRC de Rivière-du-Loup étudie la faisabilité d’un intéressant projet qui viendrait bonifier la présence du port méthanier à Cacouna. On désire récupérer le froid généré par la congélation du gaz naturel et l’acheminer vers des entreprises où il serait utile.
« Le gaz naturel liquéfié est très froid. Il arrive ici à 160 degrés et est maintenu à cette température dans les réservoirs. Ce sont les frigories libérées lors de sa regazéification que nous voulons récupérer à la source », affirme la directrice générale du CLD, Marie-Josée Huot, ajoutant que ces frigories sont une véritable richesse.
« Peu importe le secteur d’activité, produire du froid coûte très cher, notamment en électricité. Ce qu’il y a d’extraordinaire avec notre projet, c’est que ce froid est déjà là en quantité, et nous savons qu’Énergie Cacouna a la volonté de le rendre disponible », dit-elle. Les frigories ainsi récupérées pourraient être acheminés vers le parc industriel de Cacouna, situé à proximité et sous-utilisé depuis des années.
De l’intérêt
Cette énergie sous forme de froid serait récupérée à la source pour ensuite être redistribuée par un réseau de tuyaux. « Il y a certainement une distance maximale à respecter entre l’émetteur et le récepteur, afin d’éviter une trop grande perte d’énergie et c’est ce que les études techniques en cours actuellement nous démontreront. Chose certaine, des entreprises à grande valeur ajoutée, qui ont besoin du froid dans leurs activités quotidiennes, seront certainement intéressés à s’établir chez nous pour bénéficier de cette énergie déjà présente. »
Attirer des entreprises
Outre les seuls espaces de congélation, le projet du CLD vise à attirer des entreprises susceptibles de diversifier l’économie régionale, comme des laboratoires de recherche pharmaceutique ou des entreprises de transformation de viandes, poissons et légumes, pour qui le froid est primordial. La récupération des frigories est un procédé utilisée dans la majorité des entreprises situées autour de l’ensemble des ports méthaniers du monde entier.

Ports méthaniers : Gros-Cacouna retardé
Marc Larouche
Source: Le Soleil
Collaboration spéciale
Québec, 27 septembre 2007
Le projet de terminal méthanier à Gros-Cacouna est retardé de deux ans. Plutôt qu’une mise en exploitation en 2010, le promoteur parle maintenant de 2012. Ce report est attribuable à la conjoncture économique qui a fait exploser les coûts, mais aussi à la configuration de la partie marine de l’infrastructure qu’il faut revoir, afin de minimiser les impacts sur la faune marine. « L’inflation, le coût de certains matériaux, qui a grimpé en flèche, de même que les coûts élevés de main-d’œuvre sont autant de facteurs en cause. Nous voulons prendre le temps nécessaire pour s’assurer de bien faire les choses », affirme Andrew Pelletier d’Énergie Cacouna.
De 660 millions $ en 2004, le coût du projet est passé à 1 milliard $. Il faut dire aussi qu’aucune entente n’a encore été officiellement signée avec le principal fournisseur de gaz naturel, Gazprom en Russie. « Les négociations amorcées depuis cinq ans se poursuivent et vont bien. Au départ, 15 partenaires possibles étaient en lice. Il n’en reste plus que cinq, et nous en faisons partie. Il y a des changements politiques en Russie, et les dirigeants veulent aussi avoir l’opportunité d’étudier le dossier », poursuit M. Pelletier.
Le promoteur a rencontré les représentants des différents ministères concernés plus tôt cette semaine pour les informer du délai supplémentaire. « Le terminal terrestre est bien défini. Ce sont les installations marines qui sont revues. Il est toujours possible de construire selon ce qui a été approuvé par le décret gouvernemental, c’est-à-dire à 350 mètres de la rive, mais nous étudions une façon de construire plutôt à 150 mètres, ce qui contribuerait à moins déranger la faune marine et réduirait aussi les coûts », explique le directeur de projet, Bob Eadie.
Les études en ce sens se poursuivent jusqu’à la fin de l’année. Les résultats seront disponibles au début 2008. M. Pelletier ne croit pas avoir à soumettre le tout au BAPE. « Dans des projets de cette ampleur, ce qui est présenté devant le BAPE est un concept. Il est normal qu’il y ait des ajustements », dit-il, assurant que ce délai n’a rien à voir avec Rabaska à Lévis.
Le projet pourrait-il avorter si les coûts ne peuvent être réduits ? « Si l’ensemble des autres éléments sont en place, je ne le croirais pas. La chaîne complète du processus peut atteindre 10 milliards $. Avant que tout soit aligné, ça prend du temps », dit M. Pelletier.
« Ce qu’ils offrent à la Russie, c’est un partenariat 50-50 dans une usine de liquéfaction. Il est normal que tous prennent le temps nécessaire, et ce délai ne m’inquiète pas », commente le maire de Cacouna, M. Jacques Michaud. « C’est la troisième fois qu’ils changent la méthode de construction marine. Au départ, on avait prévu des ducs-d’albe, puis des pieux. Maintenant, ils envisagent construire sur la terre ferme et transporter le tout dans l’eau, ce qui est encore mieux pour l’environnement et les mammifères marins. »
Le directeur général de la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup, M. Pierre Levesque, n’est pas satisfait des explications. « Tant que la première pelletée de terre n’aura pas été donnée, nous continuerons d’être inquiets.» Énergie Cacouna est un consortium formé de Trans-Canada et de Petro-Canada.

Transcanada Pipelines
Requête pour le prolongement du gazoduc
Source: Radio-Canada
jeudi 11 janvier 2007
Transcanada Pipelines a déposé une requête auprès de l'Office national de l'énergie pour le prolongement du gazoduc de Saint-Nicolas à Gros-Cacouna, sur une distance de 240 kilomètres.
La demande a été formulée le 5 décembre, une semaine avant la publication du rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Le BAPE a émis un avis favorable au projet de terminal méthanier de Gros-Cacouna. Toutefois, il recommande que la construction soit conditionnelle à un examen environnemental du projet de gazoduc.
Transcanada Pipelines et Pétro-Canada sont partenaires dans le projet de terminal méthanier de Gros-Cacouna, évalué à 700 millions de dollars. Transcanada détient la moitié des actions de la compagnie Gazoduc Trans Québec & Maritimes, l'autre moitié appartenant à Gaz Métro. L'entreprise de distribution de gaz naturel est également l'un des promoteurs du projet de terminal méthanier Rabaska de la région de Québec.
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