Le peuple Mi'kmaq:

 

1838 Mi'kmaq encampmentLe véritable nom des Malécites est «Wolastoqiyik» qui vient du nom de la rivière qui traversait leur territoire ancestral. Les nouveaux arrivants (les Français) qui avaient la mauvaise habitude de tout renommer préféraient les nommer «Malécites». En réalité le nom de «Wolastoqiyik» leur a été donné par les Mi'kmaq et signifie «personnes qui ne parle pas bien». Les «Plets'-mûn» (français), ou «Wa-pe'-it ski;-tap» (hommes blancs), les appelait aussi «Passamaquoddy», se référant à l'endroit où plusieurs Malécites ont vécu, c'est-à-dire la vallée de la baie de Passamaquoddy. Ils les surnommaient aussi «Etchemins». Les Mi’kmaq aussi leur donnaient un autre nom, celui de «Kus'weskijinu'uk» signifiant «Peuple des rats musqués» de leur côté les Malécites surnommaient les Mi’kmaq «Mate'wes'weskitjinu'ûk) signifiant «Peuples des Porcs-épics».
Autrefois, les Malécites étaient semi-nomades, habitant les terres intérieures l’hiver et les territoires près de l’eau l’été. Jusqu’au XVIe siècle, les Malécites habitaient au Nouveau-Brunswick, le long du fleuve Saint-Jean. Leur territoire s’étendait au nord de ce fleuve et comprenait au sud une partie du Maine actuel. Ils n’ont jamais abandonné la souveraineté sur ces territoires. Les Malécites faisaient partie de la «Confédération Waban-Aki» qui comprenait les Nipmuks, Sokokis, Assagunticooks, Wawanocks, Kenebeks, Ponobscots, Mi’kmaq et Wolastoqiyik.
Au contact des Européens, les Malécites ont contracté des maladies pour lesquelles ils n'avaient aucune défense naturelle. «Évangélisés» par les missionnaires certains croyaient qu'en acceptant d'être baptisés et en portant des vêtements de tissus pour prouver qu'ils avaient été baptisés, ils allaient ainsi protéger leur descendance de ces maladies. Mais ils n'avaient pas réalisé qu'ils allaient devenir encore plus malades en s'approchant des Européens. Plusieurs moururent.
Les Malécites étaient des alliés fidèles aux Français tout comme les Mi’kmaq, Waban-Aki, etc., dans les guerres de colonisation; ils ont été considérer un élément principal dans la défense française. Les Français et les Anglais plaçaient les autochtones au front croyant qu’ils allaient périr les premiers. Ils faisaient erreur, les autochtones étant amis et membres de la confédération Waban-Aki se saluaient tout simplement en passant et allaient combattre ceux qu’ils devaient combattre.
Alors qu'en Europe, en Asie et en Afrique on coupait la tête des meurtriers ou des ennemis en utilisant la guillotine ou en utilisant une arme tranchante quelconque, il en était de même dans les Amériques. Il était coutume de couper la tête de l'ennemi. Dans certaines nations, les guerriers pouvaient aussi arracher le coeur de l’ennemi puisqu'il était considéré comme la vie même, l'esprit de la personne, l'honneur. Lors des guerres entre les Français et les Anglais en Amérique du Nord certains peuples autochtones se sont alliés à un groupe et certains autres à leurs opposants. C'est pour des raisons «pratiques » que les Français et les Anglais ont chacun de leur côté exigé des guerriers de ne rapporter en guise de preuves que les chevelures des ennemis qu'ils abattaient…Les scalps venaient d'être inventés par les Européens.
Les Français, ont amené relativement peu de leurs femmes en Amérique du Nord durant les premières années, ainsi l'inter mariage entre le Français, les Malécites et les Mi’kmaq était devenu chose commune. La plus part des Malécites et des Mi’kmaq d’aujourd’hui dont les noms de famille sont français sont les descendants de ceux-ci.
Dans le passé, plusieurs autochtones ont perdu leur droit d'appartenance suite à leur «émancipation » involontaire et injuste. Certaines femmes l'ont perdu simplement en épousant des non-autochtones. C'était aussi la façon la plus «visible » puisque cette femme ne pouvait plus légalement habiter «sa propre réserve ». Plusieurs descendants de ces gens se sont tellement bien assimilés qu'il arrive d'entendre «ma mère était une Indienne... » ou «ma grand-mère était une Indienne...». Ces gens ont très souvent une très grande facilité à bronzer, des caractéristiques physiques évidentes, etc. Le fait d'avoir un nom francophone ou anglophone contribue souvent à semer le doute. Si la mère ou le père est autochtone il est toujours possible de faire reconnaître son propre statut en communiquant avec la réserve d'origine ou le Ministère des Affaires autochtones du Canada. S'il s'agit de la grand-mère, il arrive que l'origine autochtone ait été cachée depuis longtemps. Certains organismes au Canada, comme «l’Alliance autochtone du Québec », se chargent de veiller à rétablir les choses. «L’Alliance autochtone du Québec » est le seul organisme hors réserve à être reconnu officiellement au Québec par les gouvernements fédéral et provincial.
Au cours des années, de nombreuses règles établies par le gouvernement fédéral ont été établies pour déterminer l’admissibilité à l’inscription. D’importantes modifications ont été apporter à la «Loi sur les Indiens »ou «Acte des Sauvages» en 1985 lorsque le Parlement a adopté le projet de loi C-31. Ces changements visaient à éliminer certaines dispositions discriminatoires de la loi. De plus, ils ont permis aux Premières nations de décider de l’appartenance à leurs effectifs.
Normalement, une personne est admissible à l’inscription si :
- elle était admissible avant que la loi ne soit modifiée en 1985;
- elle a perdu son statut d’Indien par suite d’un mariage avec un non indien;
- elle a perdu son statut d’Indien parce que son père n’était pas un Indien;
- elle a perdu son statut d’Indien parce qu’elle ou ses parents ont présenté une demande pour renoncer à l’inscription et à l’appartenance à une Première nation au moyen d’un processus appelé «émancipation »;
- ou ses deux parents sont admissibles à l’inscription, quelle que soit la raison.
- ou elle peut être admissible à l’inscription si un seul de ses parents est admissible (dans certaines conditions).
Il est important d’être reconnu. Des nations entières risquent de disparaître d’ici 2060 si de plus en plus d’autochtones abandonnent leur droit légitime.
Sa’n Béliveau
http://www.astrosante.com/Mikmaq.htm
 
 
Le peuple Mi'kmaq (Micmacs ou Micmaques) est un peuple qui a toujours été très proche des Malécites.
Il a souvent été confondu et l‘est encore. Tout comme les Mi’kmaq les Malécites font partie de la famille linguistique algonquienne.
Il n'est pas rare de nos jours de voir ces deux communautés liées dans plusieurs événements.
Texte de:
Sa’n Béliveau