Dossier: Énergie Éolienne

 

Sondage - semaine du 17 avril 06

Un sondage réalisé auprès de 200 résidents de la municipalité de Cacouna révèle que 80% sont favorables au projet éolien sur le territoire.
Cliquer sur l'image a gauche afin de voir une vidéo du déchargement de pales qui seront utilisées pour le projet de SkyPower.
Voici un bref appercu du déroulement de ce projet dans les médias et qui demeure toujours controversé dans le Bas St-Laurent.

Le mercredi 09 juillet 2008

Dumont s'oppose à la réouverture du contrat entre Hydro et SkyPower

Marc Larouche
Le Soleil
Collaboration spéciale
Rivière-du-Loup
Le chef de l’opposition officielle et député de Rivière-du-Loup, Mario Dumont, s’opposerait à la réouverture du contrat liant SkyPower à Hydro-Québec concernant le projet éolien TerraVents, menacé d’abandon. S’il suggère à Hydro une participation plus grande à l’économie des régions dans la filière éolienne, il estime qu’il serait illégal de rouvrir l’entente négociée en 2004.
«On ne peut pas forcer Hydro de tenter de s’entendre avec une seule et unique entreprise, alors que des dizaines d’autres promoteurs éoliens se sont fait dire non lors des appels d’offres. À une époque antérieure, avant même le dépôt de ces appels d’offres, SkyPower a entrepris des négociations particulières, qui ont mené à la signature d’un contrat particulier, de gré à gré. Une fois signé, il est difficile de rouvrir unilatéralement cet unique contrat, alors que beaucoup d’autres joueurs sont en attente.»
Mario Dumont, qui qualifie ses communications avec SkyPower de «très minimales», estime que tous doivent suivre les règles du jeu. «Tous connaissent l’importance d’un contrat signé. Hydro-Québec est une société publique et aucun politicien ne lui demandera de se soustraire aux règles du jeu élémentaires du monde des affaires. Les autorisations gouvernementales ont été données, SkyPower a le feu vert, mais on ne peut pas investir pour eux ni les forcer à le faire. Le reste, ce sont des décisions d’affaires», dit-il, évoquant aussi le projet du port méthanier à Cacouna, dossier qui, insiste-t-il, n’est pas mort.
Le chef de l’ADQ soutient qu’il s’opposerait formellement si le gouvernement forçait Hydro-Québec à rouvrir l’entente de 2004. «On ne peut pas dire aux autres promoteurs que le gouvernement a décidé de renégocier en privé une seule de ces ententes, déjà signée en bonne et due forme», explique-t-il, ajoutant qu’il souhaite toujours que le projet de SkyPower se réalise, ne serait-ce que pour les retombées dans son milieu.
«Toute bataille doit se faire à l’intérieur des lois. Je ne peux me présenter devant vous en souhaitant que quelque chose d’illégal, d’irrégulier, de contraire aux règles des bonnes pratiques d’affaires se réalise, même si c’était pour avantager ma circonscription. Si le gouvernement au pouvoir faisait cela, nous serions les premiers à l’ADQ à nous lever en chambre pour dénoncer telle action.»
Voilà deux semaines, SkyPower a voulu entreprendre le déménagement de ses éoliennes de Rivière-du-Loup vers l’Ontario. Des travailleurs ont empêché ce départ par camion. Vérification faite, hier encore, des dizaines d’éoliennes, de pales et de nacelles étaient toujours entreposées dans le parc industriel de Rivière-du-Loup.

SkyPower remballe ses éoliennes

Marc Larouche
Le Soleil, Collaboration spéciale
Rivière-du-Loup
18 juin 2008
La compagnie torontoise SkyPower a écrit hier le chapitre final de l’aventure Terravents dans la MRC de Rivière-du-Loup. Sous une pluie battante, devant une vingtaine de manifestants médusés, cinq camions ont commencé le chargement des 134 éoliennes entreposées depuis deux ans dans le parc industriel. Destination : l’Ontario.
«C’est dommage. SkyPower, c’était la crème. Le projet était accepté socialement par tous, incluant la MRC», lance Patrick Gagnon de Saint-Arsène, qui aurait accueilli sur ses terres quatre éoliennes qui lui auraient rapporté 10 000 $ par année.
Si plusieurs semblent maintenant aduler SkyPower, ce fut loin d’être toujours le cas. Après avoir accueilli avec enthousiasme en 2004 ce projet, qui visait à ériger le plus important parc éolien au Canada, alors évalué à 300 millions $, le milieu avait déchanté. Les premières esquisses plaçaient les éoliennes très près du fleuve, déguisant, aux yeux de plusieurs, les paysages. La MRC avait obligé les promoteurs à refaire leurs devoirs en adoptant un règlement de contrôle intérimaire qui interdisait, entre autres, l’érection d’éolienne à moins de quatre kilomètres du fleuve. Le dialogue ayant repris, le projet avait dû être revu au moins trois fois. Les audiences du BAPE ont été ardues, mais la version finale de Terravents avait été approuvée. Alors pourquoi décider d’abandonner?
Si SkyPower refuse de commenter, il appert que ce projet n’était plus rentable. Le prix moyen concédé aux promoteurs de projets éoliens lors du récent appel d’offres d’Hydro-Québec est de 10,5 ¢ du kWh, alors que le prix négocié de gré à gré entre SkyPower et la société d’État en 2004 n’était que de 5,7 ¢ du kWh.
Des nombreuses modifications apportées à l’ébauche initiale de Terravents, notamment au nombre d’éoliennes, passé de 134 à 114 (de 201 à 167 mégawatts), ont découlé des coûts de construction plus élevés et de l’obligation d’ériger dans des secteurs où le vent souffle moins fort, donc à moindre rendement. Les coûts associés à sa réalisation dépassaient maintenant les 400 millions $.
Hier, alors que les manifestants disposaient de la machinerie afin de retarder le départ des nacelles, l’inquiétude était palpable. «Une décision politique doit être prise pour que le projet devienne rentable. La manifestation prouve que les gens le veulent», a dit le directeur général de la Chambre de commerce de Rivière-du-Loup, Pierre Levesque.
«Si nous laissons sortir les éoliennes, il n’y aura plus de retombées économiques. Des projets de cette envergure, il n’y en aura peut-être plus jamais», poursuit Richard Plourde, propriétaire du restaurant de Saint-Épiphane.
«Je ne comprends pas ce qui se passe, qu’il n’y ait pas eu de communication entre SkyPower et les élus. Partir de cette manière, sans avertir personne, démontre un non-respect de la population. J’appelle ça se sauver à l’anglaise», lance le maire de Saint-Épiphane, Jean-Pierre Gratton. Sa municipalité aurait accueilli une trentaine d’éoliennes, pour des redevances annuelles de 50 000 $. «Cest important pour une municipalité dont le budget total est de 1 million $.»
S’ils ont été accusés de tous les péchés du monde et souvent cités comme l’exemple à ne pas suivre, il faut admettre que SkyPower aura tout tenté pour mener ce projet à terme. La société d’État ne semblant pas intéressée à rouvrir l’entente de 2004, il ne restait plus qu’à remballer l’équipement, qui servira à d’autres projets, hors Québec.
Le projet aura finalement déplacé beaucoup d’air, sans jamais que celui-ci ne fasse tourner les pales d’une seule éolienne. Le déménagement de l’équipement prendra encore quelques jours.
Hydro réagit
Hydro-Québec distribution affirme n’avoir eu aucune demande de SkyPower visant à renégocier l’entente de 2004 et à rajuster les tarifs acceptés alors.
Selon Marc-Bryan Chamberland, la société d’État n’a eu aucune communication avec les responsables de SkyPower depuis plusieurs semaines.
«La dernière fois que nous nous sommes parlé, le projet allait de l’avant», dit-il, ajoutant ne pouvoir élaborer plus en détail sur le contenu du contrat signé de gré à gré, qui «doit demeurer confidentiel à la demande même de l’entreprise», conclut M. Chamberland, qui n’a pas voulu dire si Hydro serait ouvert à une réouverture de l’entente. Les éoliennes ayant commencé à quitter Rivière-du-Loup, il est de toute manière peu probable qu’une demande soit faite en ce sens.

Le tiers des projets dans l'Est

Source: Radio-Canada
05 mai 2008
Cinq nouveaux parcs éoliens seront construits dans l'Est du Québec dans le cadre de l'appel d'offres d'Hydro-Québec pour l'achat de 2000 mégawatts (MW) d'énergie éolienne.
Ces parcs s'ajouteront aux huit parcs d'une capacité totale de 1000 MW qui sont en voie d'implantation en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent.
Deux des nouveaux parcs seront construits en Gaspésie, un dans la MRC d'Avignon (138,6 MW) et l'autre dans le secteur de New Richmond (66 MW). Trois parcs seront aménagés dans le Bas-Saint-Laurent, dont deux dans la Matapédia (100 MW et 300 MW) et un dans le secteur de Sainte-Luce (68 MW).
Si tous les projets régionaux retenus dans le cadre des deux appels d'offres d'Hydro-Québec se concrétisent, la capacité de production d'énergie éolienne de l'Est du Québec sera de 1662 MW en 2015.
Le spécialiste de l'éolien à l'Université du Québec à Rimouski, Jean-Louis Chaumel, observe que la région n'a pas reçu de traitement particulier de la part d'Hydro-Québec.
« Hydro-Québec semble avoir privilégié l'approche d'un financement assuré par de grands groupes financiers. Il faut expliquer que ces parcs éoliens nécessitent des investissements considérables », relève M. Chaumel.
La députée de Matapédia, Danielle Doyer, se réjouit du fait que plus de 1 milliard de dollars seront investis dans sa circonscription.
Elle regrette toutefois le rejet de certains projets communautaires. Le projet de 9 MW présenté par la Société intégrée de développement éolien de la Matapédiade la Matapédia (SIDEM) aurait mérité un peu plus d'égard, souligne-t-elle. D'autant plus, ajoute la députée, que les promoteurs du projet de 18 millions avaient réussi à amasser 5 millions de dollars dans le milieu.
Au total, 23 promoteurs avaient présenté des projets dans l'Est du Québec, dont 18 dans la seule région du Bas-Saint-Laurent.
Amertume dans les Basques et le Kamouraska
Hydro-Québec n'a retenu aucun des six projets de parc éolien dans les MRC de l'ouest du Bas-Saint-Laurent. Les élus municipaux qui s'étaient rangés derrière les promoteurs privés admettent leur désappointement.
Les projets présentés dans l'ouest du territoire par des entreprises connues, comme Northland Power, Skypower et TransCanada totalisaient plus de 800 MW.
Le préfet de Kamouraska, Jean-Guy Charest, ne comprend pas un tel résultat puisque tous les projets présentés étaient bien acceptés par la population. « Et il n'y en a pas un qui a été retenu alors qu'ailleurs il y a eu beaucoup de contestation et les projets ont quand même été retenus », fait-il valoir.
Très déçue, la MRC de Kamouraska remet en question son engagement dans des projets de parcs communautaires.
De son côté, même si la MRC des Basques misait beaucoup sur l'appel d'offres pour enclencher le développement éolien sur son territoire, le préfet André Leblond estime que cette première expérience pourra être utilisée pour la présentation d'un projet de parc communautaire.
Dans les Basques, la déception demeure tout de même importante puisque la MRC peine toujours à faire avancer son projet de construction d'une petite centrale hydroélectrique sur la rivière Trois-Pistoles.

Rien ne va plus entre villes et coopératives

Source: Radio-Canada
3 août 2007
Le fossé se creuse entre les promoteurs coopératifs éoliens et les élus municipaux du Bas-Saint-Laurent. La plupart des maires de la région ont préféré établir des partenariats avec de grandes entreprises privées plutôt qu'avec les coopératives créées par les milieux communautaires.
Peu de maires étaient d'ailleurs présents à la journée d'information sur le financement des projets communautaires, organisée par la Coopérative de développement communautaire régionale en juin dernier.
Une quarantaine de personnes seulement ont participé à la rencontre et la plupart d'entre eux n'étaient même pas de la région, souligne Martin Gagnon, porte-parole du Comité régional pour un développement éolien acceptable. « Il y avait plus de financiers qui étaient là, descendus de Montréal et de Québec, que de représentants politiques qui font du développement sur notre territoire. C'était très, très décevant », observe-t-il. Le comité, dont il est le porte-parole, a été formé dans la foulée de cette rencontre.
M Gagnon se demande maintenant si les maires assument vraiment leurs fonctions poiltiques: « Quels chapeaux portent-ils? Est-ce qu'ils sont promoteurs de développement éolien ou ils s'occupent encore de leur municipalité? »
Martin Gagnon estime que presque tous les maires jouent à la loterie de l'éolien, associés à des projets dont ils interrogent peu les retombées économiques pour les communautés ainsi que les impacts sur le territoire et les paysages.

Skypower à Rivière-du-Loup
OK pour la première phase du projet

Source: Radio-Canada
05 juillet 2007
Skypower reçoit toutes les autorisations nécessaires pour lancer la première phase de son projet éolien à Rivière-du-Loup.
La société en commandite de Toronto a finalement reçu le décret environnemental de Québec ainsi que l'autorisation de la Commission de la protection du territoire agricole du Québec pour ériger 22 éoliennes dans quatre municipalités de la MRC de Rivière-du-Loup.

D'une puissance de 33 mégawatts, les éoliennes seront installées à Cacouna, à Saint-Épiphane, à Saint-Arsène et à l'Isle-Verte d'ici la fin de l'année. Il s'agit de la phase d'essai d'un projet beaucoup plus vaste. La période d'essai est de 120 jours.

L'entreprise prévoit à terme implanter 114 éoliennes, un projet de 171 mégawatts. L'ensemble de l'investissement est estimé à 350 millions de dollars. Le ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Claude Béchard, s'est dit heureux de donner le feu vert à cette première phase du projet.

En faisant référence aux retards et problèmes vécus par Skypower pour réaliser son parc, le ministre a souligné que le projet avait aussi servi à instaurer les premières balises du développement éolien.

Le rapport du Bureau d'audience publique sur l'environnement avait effectivement ciblé une série de règles et mesures qui sont désormais suivies par la plupart des entreprises qui entendent développer un projet de parc en zone habitée.

Skypower bénéficie d'un contrat d'achat d'électricité de 21 ans avec Hydro-Québec.

SkyPower reprend les rênes de son projet

Marc Larouche
Le Soleil, 03 aout 06
Collaboration spéciale, Rivière-du-Loup
Elle poursuivra les négociations en vue de la réalisation de son projet d'éoliennes de 350 M$ dans la région de Rivière-du-Loup.
La torontoise SkyPower reprend son souffle et décide de poursuivre les négociations en vue de la réalisation de son projet "Terravents" de 350 millions $ dans la MRC de Rivière-du-Loup. L'intervention au dossier du ministre Pierre Corbeil n'est pas étrangère à ce développement inattendu.

"Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune a demandé à ses fonctionnaires de rencontrer nos représentants et ceux de la MRC de Rivière-du-Loup, ce qui fut fait vendredi. La réunion s'est très bien déroulée et tous ont répété vouloir que ce projet se réalise. Nous avons donc convenu de se remettre à l'ouvrage afin qu'une entente puisse survenir sur un plan final de localisation des éoliennes", affirme Jean-Pierre Dion, représentant de SkyPower.
Le promoteur avait essuyé une douche d'eau froide il y a deux semaines, alors que la MRC de Rivière-du-Loup refusait de modifier son règlement qui empêche l'érection de 40 des 134 éoliennes prévues au projet, remettant ainsi en question la viabilité économique du projet. "Ce sont les 26 éoliennes de Cacouna qui causent problème. Les autres ne demandent que des modifications de localisation de quelques mètres. Nos ingénieurs tenteront de régulariser le tout afin que le contrat de production de 201 MW signé avec Hydro-Québec soit respecté."
Les parties ont convenu de ne formuler aucun autre commentaire aux médias. Cette stratégie sera-t-elle mal accueillie chez la population, qui trouvait justement que SkyPower n'était pas assez présente dans les mois suivant l'annonce ? "Pas du tout. Nous continuerons de collaborer avec les médias, mais nous préférons nous concentrer sur la recherche de solutions", poursuit M. Dion.

Le règlement de la MRC n'empêche pas l'érection des deux premières phases de 26 éoliennes. Toutefois, aucune d'entre elles ne sera installée tant qu'une entente globale sur la totalité du projet ne sera pas conclue. Les parties tiendront des rencontres de travail au cours des prochains jours. Entre-temps, un chargement de 64 pales attend toujours au port de mer de Gros-Cacouna.

Sky Power: 60 pales provoquent la controverse

Source: Radio-Canada
Les opposants au projet d'un parc éolien de 350 millions de dollars dans la région de Rivière-du-Loup ne désarment pas.

Malgré la tenue récente d'audiences publiques par le BAPE, ils continuent d'exiger un moratoire sur le projet.

Alors que seulement 18 pales sont nécessaires pour les six éoliennes-tests dont l'installation a été approuvée, l'arrivée d'une soixantaine de pales au port de Gros-Cacouna est perçue par les opposants comme une manoeuvre d'intimidation de la part de Sky Power.
Un des opposants, Bertrand Gaudreault, estime que l'entreprise torontoise agit prématurément et rappelle qu'aucune autorisation n'a été donnée pour la suite du projet.

Le préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé, confirme que Sky Power l'a informé la semaine dernière qu'elle s'apprêtait à prendre livraison de la commande. Il réfute catégoriquement que l'entreprise tente de mettre de la pression sur le conseil de la MRC.

Une vingtaine des éoliennes du projet de Sky Power contreviennent au règlement de la MRC. Si celle-ci ne le modifie pas pour permettre l'installation de ces éoliennes, l'entreprise prévient que les pertes énergétiques causée au projet pourraient menacer sa viabilité économique.

Les maires décideront le 19 juillet s'ils amendent le règlement de contrôle intérimaire pour s'ajuster au projet révisé de Sky Power ou s'ils attendent le rapport du BAPE.

Séance d’information 11 avril 2006

La séance d’information aura lieu le mardi 11 avril 2006 à 19 h 30, à la salle paroissiale de Cacouna, 425, rue de l’Église, 2e étage, Cacouna.
Source:Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE)
Le projet.
Le projet de Terrawinds Resources Corp., compagnie appartenant à Skypower Corp., consiste à aménager un parc éolien d’une puissance installée de 201 MW pouvant produire annuellement environ 633,3 millions de kWh d’électricité. Ce projet a fait l’objet d’un contrat entre Skypower Corp. et Hydro-Québec Production. Le projet prévoit l’installation de 134 éoliennes d’une puissance de 1,5 MW chacune, réparties sur le territoire de la MRC de Rivière-du-Loup plus précisément à Saint-Arsène, à Saint-Épiphane, à Cacouna et à L’Isle-Verte. Au total, 156 emplacements ont été retenus, les 22 emplacements supplémentaires serviraient à sécuriser le parc éolien en cas de difficulté. Les éoliennes seraient essentiellement érigées en zone agricole, sur des propriétés privées. Le projet comprend également la construction de 48,9 kilomètres de chemins d’accès, la mise en place de lignes de transport d’énergie de 34,5 kV, en plus d’un poste élévateur pour intégrer la production d’électricité du parc éolien au réseau d’Hydro-Québec. Le parc éolien serait construit en deux phases, soit une première phase prévue en 2006 au cours de laquelle seraient érigées 6 éoliennes et construits l’ensemble des chemins d’accès. La seconde phase, qui s’amorcerait en 2006 et serait complétée en 2007, prévoit la construction de 128 éoliennes. Le coût global du projet est estimé à 350 millions de dollars. La durée du contrat de vente d’électricité à Hydro-Québec Production est de 21 ans. Au terme de ce contrat et en l’absence de son renouvellement, tous les équipements hors sol seraient démantelés et retirés du site.
Les répercussions prévues par le promoteur et les mesures d’atténuation proposées dans l’étude d’impact
Selon le promoteur, les principaux impacts environnementaux du projet concerneraient le paysage, l’ambiance sonore, l’agriculture, l’avifaune et les chauves-souris. La présence des éoliennes et du poste élévateur modifierait le paysage. Afin d’atténuer cet impact, considéré comme majeur dans certains secteurs, des plantations le long de certaines routes sont envisagées alors qu’elles sont prévues sur les quatre côtés du poste élévateur. Le climat sonore associé au fonctionnement des éoliennes pourrait être considéré comme une perturbation, notamment pour les gens localisés à proximité des éoliennes et pour les chasseurs, les pêcheurs ainsi que les villégiateurs. La réalisation du projet entraînerait la soustraction de 87 hectares de la zone agricole, dont une portion serait située en zone boisée ou humide. Le promoteur indique que lors des travaux une attention particulière serait portée au drainage agricole ainsi qu’aux tourbières. L’implantation du parc éolien aurait également comme répercussions le déboisement de quelque 40 hectares, des travaux dans 18,4 hectares en milieux humides et l’aménagement de cinq traversées de cours d’eau permanents et de 27 cours d’eau intermittents. La présence d’éoliennes pourrait aussi entraîner la mortalité d’une certaine quantité d’oiseaux et de chauves-souris par collision ou modifier leur comportement d’occupation du territoire. Afin de réduire les risques de collision, le promoteur étudie la possibilité d’installer des balises lumineuses blanches en remplacement des balises rouges. De plus, afin de réduire les sources de dérangement, il ne prévoit pas réaliser de travaux pendant la période de nidification.
En ce qui a trait aux répercussions positives, le projet devrait générer entre 200 et 300 emplois durant la phase de construction et une vingtaine d’emplois permanents lors de la phase d’exploitation.

Énergie éolienne: Des déchets en vue!

Source: Radio-Canada
24 Fév. 2006
L'implantation de parcs éoliens au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie pourrait se transformer en cadeau empoisonné
Une étude réalisée par le Groupe éolien de l'Université du Québec à Rimouski démontre que la durée de vie des éoliennes de la région sera plus courte que prévu, soit 15 ans au lieu de 25, à cause des difficiles conditions climatiques qu'elles auront à subir.

L'étude signale aussi le manque de réglementation relative au démantèlement des éoliennes lorsqu'elles seront devenues désuètes.

Le Groupe éolien craint que les promoteurs laissent le soin aux municipalités et aux propriétaires terriens de procéder au démantèlement et à la mise au rebut des installations en décrépitude, dont les coûts pourraient s'élever jusqu'à 50 000 $.

Pour remédier à la situation, les experts bas-laurentiens suggèrent fortement la création, par les promoteurs, d'un fonds spécial qui servira à payer les coûts du démantèlement des éoliennes.
SkyPower a le feu vert pour son parc d’éoliennes
Carl Thériaul
03 février 2006
Source: Cyberpresse.ca
RIMOUSKI — La première étape de construction du parc de 130 éoliennes dans la région de Rivière-du-Loup par l’entreprise torontoise SkyPower débutera ce printemps avec l’érection de six éoliennes-tests dans les municipalités de Saint-Arsène et de l’Isle-Verte, à l’est de Rivière-du-Loup.

La Commission de protection du territoire agricole et le ministère de l’Environnement ont donné le feu vert à cette première étape d’un projet de 300 millions $ qui consiste à tester le potentiel des vents sur une période de 120 jours.

Si les tests s’avèrent concluants, SkyPower enclenchera la construction de ce qui sera le plus important projet privé de production d’énergie éolienne au Canada qui sera en exploitation en 2008.
Le promoteur devra, pour pousser plus loin son projet, négocier des ententes avec les municipalités et les propriétaires terriens en plus de tenir compte de la réglementation de la MRC de Rivière-du-Loup.
Éoliennes: Plan d'implantation et d'intégration architecturale relatifs aux éoliennes.
Le 6 septembre dernier, Ia municipalité du Village adoptait un règlement sur les plans d’implantation et d’intégration architecturale relatifs aux éoliennes (PIIA).
- Règlement #278.
Ce règlement devrait être bientôt répandu dans toute Ia MRC de Rivière-du-Loup mais le Village de Cacouna est parmi les premières municipalités a l’avoir déjà adopté. Dans le contexte d’implantation prochaine d’éoliennes sur notre territoire, ii nous apparait important de vous en faire connaitrez les objectifs et les critères d’application. Vous pouvez consulter le document complet au bureau municipal.

Règlement sur les plans d'implantation et d'intégration
architecturale relatifs aux éoliennes

Règlement numéro 278

Chapitre 3 - Les objectifs applicables et les critères d'évaluation

ARTICLE 3.1 - Les objectifs applicables à l'implantation et à l'architecture des constructions ou à l'aménagement des terrains
  1. préserver les caractéristiques générales du paysage naturel ou bàti de la municipalité;
  2. protéger les perspectives visuelles et des panoramas les plus remarquables;
  3. éviter de créer un impact visuel ou d'une autre nature susceptible de porter atteinte à pleine jouissance des propriétés situées à proximité de l'éolienne;
  4. assurer la remise en état du site à la fin de l'exploitation de l'éolienne pour la production d'énergie;
ARTICLE 3.2 - Critères relatifs à l'implantation d'une éolienne
  1. un parc d'éoliennes doit éviter autant que possible d'afecter un paysage d'une très grande étendue de manière que ces éoliennes soient visibles de très loin;
  2. une éolienne doit éviter autant que possible d'afecter un paysage fortement fréquenté ou qui fait l'objet d'une longue durée d'observation;
  3. une éolienne doit obstruer le moins possible les perspectives visuelles obtenues à partir d'une voie publique, vers le fleuve Saint Laurent ou tout autre site d'intérêt esthétique ou historique, tels que les sites énumérés à l'annexe A jointe au présent règlement;
  4. une éolienne ne doit pas obstruer ou interférer dans un panorama remarquable d'intérêt collectif ou qui bénéficie d'une grande valeur accordée par la population;
  5. un parc d'éoliennes doit éviter autant que possible de créer par impact cumulatif avec les infrastructures existantes (lignes électriques à haute tension ou autres), un paysage fortement chargé et déstructuré;
  6. en milieu vallonné, la disposition des éoliennes doit suivre les lignes physiques du territoire (courbes de niveau, petites crêtes, etc.) tout en évitant les limites marquantes des entités paysagères ou les éléments physiques qui sont fortement perçus;
  7. les éoliennes doivent être disposées dans une recherche de cohérence visuelle en privilégiant l'alignement équidistant ou la disposition géométrique simple, facilement perceptible par les observateurs. Le double alignement d'éolienne est à éviter pour la confusion visuelle qu'il crée;
  8. toutes les éoliennes d'un même parc doivent avoir les mêmes caractéristiques;
  9. la tour de l'éolienne doit être tubulaire et non en treillis;
  10. une éolienne doit être de couleur neutre qui s'harmonise avec le paysage;
  11. une éolienne doit être construite de matériaux qui facilitent son entretien sur le plan esthétique;
  12. le balisage de l'éolienne pour l'aviation doit être sécuritaire et esthétique;
  13. une éolienne doit être située de manière à éviter que l'ombre des pales en rotation soit projetée jusqu'à une habitation ou un commerce;
  14. les fils électriques reliant l'éolienne au réseau électrique principal doivent être enfouis;
  15. les constructions complémentaires à une éolienne (telles qu'un poste de raccordement ou de transformation), lorsque visibles d'une habitation ou d'une voie publique, doivent être dotées d'un aménagement paysager diminuant l'impact visuel;
  16. un chemin d'accès à une éolienne doit être localisé et aménagé de manière à diminuer son impact visuel;
  17. le déboisement du couvert forestier existant doit se faire uniquement pour implanter les constructions et les ouvrages nécessaires à l'exploitation de l'éolienne; le reboisement est requis pour les parcelles de terrain non nécessaires à l'exploitation de l'éolienne après son érection;
  18. les travaux de déblai et de remblai doivent être évités le plus possible afin de conserver le niveau du sol existant;
  19. le promoteur du projet fournit l'assurance satisfaisante qu'une éolienne qui ne produit plus d'énergie depuis plus d'un an sera démantelée et que le site sur lequel elle est érigée sera remis en état;
  20. l'éolienne doit être construite à distance sufisante des routes et autres infrastructures linéaires pour éviter que sa chute ne les endommage ou menace la vie des personnes.